Publié par : mtgeneve | 27 mai 2017

La paix par la méditation ?

john-hagelin-300x300Des scientifiques de différents pays proposent une technologie « créatrice de paix » pour contrer le terrorisme : un entretien avec John Hagelin, physicien quantique.

En complément à l’annonce de la conférence internationale de Kiev (notre article précédent) et pour mieux comprendre en quoi la Méditation Transcendantale est un puissant instrument de paix, nous vous invitons à lire cet entretien entre le physicien américain John Hagelin et la journaliste Jeanne Ball, publié dans le Huffington Post du 8 décembre 2015.

Alors que les gouvernements peinent à trouver une solution aux attentats terroristes imprévisibles, une alliance internationale de scientifiques préoccupés par la situation propose une voie de solution possible.

EN 2015, l’Union mondiale des scientifiques pour la paix a publié une Lettre ouverte aux Présidents Obama, Hollande et Poutine, ainsi qu’aux dirigeants de toutes les nations, proposant une alternative scientifique à l’approche conventionnelle consistant à créer la paix par la force ou la violence (International New York Times, 3 décembre 2015).

Dans l’entretien ci-dessous, le physicien quantique John Hagelin, président de l’Union mondiale des scientifiques pour la paix, répond aux questions sur cette approche nouvelle.

John Hagelin a reçu son doctorat de l’Université de Harvard et a mené des recherches de pointe au CERN (Centre européen de recherche nucléaire) et au SLAC (l’accélérateur linéaire de Stanford). On lui doit le développement d’une théorie de grande unification particulièrement convaincante basée sur la supercorde, et ses contributions scientifiques incluent certaines des références les plus citées dans les sciences physiques.

Votre lettre ouverte dans le Times offre une explication de la cause fondamentale du terrorisme : le stress social profondément enraciné. Pouvez-vous résumer ?

Tous les experts dans le domaine de la résolution des conflits reconnaissent que le premier stade d’émergence de la guerre est la montée du stress social : les tensions politiques, ethniques et religieuses aigües entre des factions rivales dans des points chauds du globe. Si ces tensions croissent de manière incontrôlée, elles finissent par atteindre un point critique (ou de rupture ?) qui se traduit inévitablement en une éruption de violence sociale : criminalité, guerre, terrorisme. Si nous pouvons désamorcer, même légèrement, ces tensions sociales avant qu’elles n’éclatent, elles ne déboucheront pas sur de la violence sociale. L’eau ne bout pas à 99 degrés.

Par « conscience collective », il faut entendre la somme totale des consciences individuelles qui constituent une société. Des individus stressés créent une société stressée : une conscience collective stressée. Et chaque personne vivant dans une cette société ressent ce stress social. Ce stress se nourrit ainsi de lui-même.

Il y a tout un corpus de recherches scientifiques publiées qui montre que la pratique individuelle de certaines techniques de méditation soulage le stress individuel. Et la pratique de ces techniques, en particulier la technique de Méditation Transcendantale (MT), par une portion significative de la population (ne serait-ce que 1%) a montré de la même façon une diminution du stress social, menant à une réduction significative de la criminalité violente, des appels d’urgence psychiatrique et d’autres indicateurs du stress social.

Il a de plus été établi que la pratique en grands groupes de la MT et de ses techniques avancées produisait un effet social encore plus puissant. De nombreuses études portant sur la guerre au Moyen Orient et le terrorisme mondial ont montré qu’un pourcentage aussi faible que la racine carrée de 1% de la population d’une région donnée, pratiquant en grands groupes, peut désamorcer et prévenir les conflits sociaux avec une grande efficacité dans toute la région. (Voir ici pour un résumé de ces recherches).

Il n’est pas du tout nécessaire que les personnes les plus violentes de la société, les criminels et les terroristes, participent à ces pratiques de méditation. C’est au fur et à mesure que la société s’apaisera, que la communauté cessera de soutenir leur comportement fanatique, qu’ils s’apaiseront à leur tour. Cela a été maintes fois confirmé. Telle est l’approche nouvelle, innovante et abondamment vérifiée que nous proposons aujourd’hui.

Pourquoi cette solution est-elle plus efficace que d’autres approches ?

Les approches conventionnelles de résolution des conflits sont simplement trop superficielles. Ce sont des approches « de replâtrage » qui ne s’attaquent pas à la cause fondamentale de la guerre : la montée des tensions politiques, religieuses et ethniques dans une société. L’histoire montre que les règlements politiques et les traités négociés ont à peine plus de valeur que le papier sur lequel ils sont écrits. Ces traités sont historiquement de courte durée car ils ne s’attaquent pas à la cause fondamentale, ils ne désamorcent pas les tensions profondément enracinées – ce désir de vengeance dans le cœur des antagonistes historiques.

Est-ce que cela a déjà été tenté auparavant ? Est-ce que cela a été testé et démontré ?

Il y a eu plus de 50 démonstrations et 23 études scientifiques publiées dans des revues scientifiques de renom à comité de lecture. Il y a eu au moins sept interventions au Moyen Orient depuis le début des années 80 ; à chaque fois, elles ont réduit de 80% en moyenne le nombre de morts et de blessés dus à la guerre, et apporté des progrès significatifs en faveur de la paix entre factions rivales. Il est dommage que ces grands groupes créateurs de paix constitués d’experts en méditation n’aient pas bénéficié d’un soutien gouvernemental.

Jamais une approche de prévention des guerres et de promotion de la paix sociale n’a été aussi rigoureusement testée et ne s’est avérée être aussi efficace que cette approche fondamentale de la paix, fondée sur la conscience.

Pensez-vous que les approches conventionnelles contre le terrorisme sont par nature destinées à échouer ?

Le bilan historique est clair. Si vous considérez par exemple le Moyen Orient, il y a eu littéralement des centaines de traités de paix qui n’ont pas plus duré en moyenne que quelques mois. Car les accords négociés par les représentants gouvernementaux ne prennent pas en compte le stress profondément enraciné dans la conscience collective des populations.

En dépit de leur énorme coût financier, en dépit des innombrables souffrances et pertes en vies humaines, les approches militaires n’ont que rarement réalisé une paix durable. Nous n’en voulons pour preuve que la guerre en Irak. Typiquement, les interventions militaires ne font qu’enflammer davantage les tensions à l’intérieur de ces régions politiquement instables.

Vous parlez d’une « technologie de la paix » plus puissante que l’armement : pouvez-vous nous expliquer cela ?

Dans le contexte de la réalisation d’une paix et d’une harmonie sociale durables, les armes ne sont réellement pas puissantes. Elles relèvent de la réaction impulsive, faute de mieux. Elles attirent des hommes (surtout eux !) qui n’ont pas tiré la leçon de leur impuissance historique, de leurs échecs passés. La Première guerre mondiale devait être « la guerre qui mettrait un terme à toutes les guerres ». Mais l’humiliation et la destruction infligées aux vaincus a mené inévitablement à la Seconde guerre mondiale. Nous avons besoin de quelque chose qui réussisse, qui soit plus innovant, plus puissant, quelque chose qui s’attaque à la cause ultime de la violence et qui sache la désamorcer.

Avec tant de factions en guerre et de divergences idéologiques, comment une approche peut-elle réconcilier les uns et les autres, et leur donner ce à quoi ils aspirent ?

Ce à quoi ils aspirent fondamentalement ne se conquiert pas sur les champs de bataille. Ils veulent la paix. La prospérité. La sécurité. Le bonheur. La dévastation semée par la guerre n’est un chemin vers aucun de ces buts. On ne conquiert pas la paix par la violence. Ou le bonheur en tuant. Au contraire, cela perpétue simplement le cycle sans fin de la violence, guerre après guerre.
Si nous voulons la paix, nous devons éveiller la paix dans la conscience collective de la société. Si nous voulons le bonheur, il faut éveiller le bonheur dans la conscience collective. Il y a une abondance de recherche montrant que la pratique de la MT éveille ces valeurs (voir par exemple http://www.TM.org <http://www.TM.org> .)

Que faut-il faire pour mettre cela en application rapidement ?

Fort heureusement, il ne faut pas grand-chose. Toute instance gouvernementale peut désigner un groupe d’individus qu’il désire voir former à ces technologies créatrices de paix, et leur consacrer les fonds nécessaires à leur prise en charge complète. Il pourrait s’agir d’un groupe de militaires dans une base, d’étudiants dans une académie militaire ou dans toute université de taille suffisante, ou d’un groupe de personnes sans emploi, ou même d’un groupe de réfugiés. L’Union mondiale des scientifiques pour la paix s’occupera alors de leur formation. Les effets seront ressentis immédiatement, en l’espace de quelques mois.

Je recommanderai aussi qu’une étude scientifique approfondie soit simultanément réalisée pour démontrer et documenter cet effet, et pour informer les hommes politiques, les décideurs et le grand public de la valeur de cette approche.

Nous invitons tout représentant de gouvernement et/ou tout philanthrope privé désireux de voir ces objectifs se réaliser à nous contacter : President@GUSP.org

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